Rose- L'Acide
Il existe des gens qui considèrent une multitude de personnes comme leurs amis. Il ne leur suffit à vrai dire de pas grand chose pour considérer la chose; un fou rire partagé, un point commun, des moments passés côte à côte, et la totalité des valeurs constituant le mot "Amitié" est acquise. Défaut ou qualité? Chacun y trouve son compte. Pour ma part, mes amis sont sans aucuns doute rares et avant qu'ils n'atteignent cette désignation dans mon coeur, ils ont du sans le savoir passé par milles épreuves. Le temps a su me montrer du doigt ceux qui restaient à mes côtés et ceux qui partaient. J'estime impossible de donner ma confiance facilement, et la confiance étant la base de tous sentiments, d'offrir mon amitié. Une fois sûre, à moitiée sûre car je ne suis jamais certaine de rien, je leur accorde la chose précieuse aveuglément, mais il suffit de si peu de choses pour que je les en prive. Certains m'ont souvent déçu, et même s'ils gardent leur place dans mon coeur, il y aura toujours une rancoeur au fond de moi qui m'empechera de tout leur dire sans aucune calculation, de me livrer à eux entière, sans avoir peur. Il arrive parfois aux amis de faire des faux pas, je n'en suis moi même pas a l'abris, et il faut savoir pardonner, cependant il faut aussi le mériter, et le prouver. D'autres ne m'ont jamais assez clarifié les choses pour que je ne me dise sans aucunes hésitations " tu seras là, ou que je sois, à n'importe quel instant,tu m'accompagneras". Il subsiste en moi des moments de nostalgie où en me rappelant des instants passés en leur compagnie j'essaye de convaincre mon coeur que je me trompe, et qu'ils seront là, il suffit d'y croire.Seulement, la chose que je pourrai caractérisé par milles appelations: ma lucidité, mon pessimisme, mon instinct, et tant d'autre, me crie le contraire. Puis il y a Camille.Au milieu de tous mes idéaux, de toutes mes craintes, de tous mes espoirs, de mes illusions et de mes désillusions, de ma vie enfin, il ya elle. Celle en qui j'ai une confiance aveugle, celle à qui je dirai tout sans aucunes craintes, celle qui a en elle une partie de moi. Elle a toujours réussi là où les autres échouaient . Et même si parfois le manque d'elle, la distance installée entre nous, a pu me faire douter..toujours, au contraire des autres, quelque chose en moi me certifiait qu'elle était sans doute la seule qui m'accompagnerai tout au long d'une vie. Il y en a sûrment eu une multitude avant nous, qui se sont dit c'est pour la vie, il y en a des millions encore aujourd'hui, nous sommes dans l'âge ou nous ressentons tous le besoin de s'accrocher à un espoir, quel qu'il soit, de se plonger corps et âmes dans des pseudos-amitié uniques, alors qu'au fond, ce sont toutes les mêmes, des stéréotypes tous plus mensongers les uns que les autres. Et sans doute me dira-t-on, oui, sans doute que je me trompe là aussi, que nous sommes comme toutes ces filles si ce n'est moins. Tempis, si c'est le cas, je saute les deux pieds en plein dans le mensonge, et j'y crois dur comme fer. Je m'y plonge moi même corps et âme, et je crois en nous. Comment finir un texte qui parle de cette fille? en disant que je l'aime sans doute, mais après tout ceci ne le sait-elle pas? A t-elle besoin de ce mot pour conclure? Ce serait trop simple. Cette fois, je finirai simplement par: j'ai confiance en toi, merci d'être là .